Revue de presse de la semaine

16 janvier 2012

Les pays producteurs de pétrole comme ceux du CCG où l’Etat « assume la responsabilité de fournir les soins à ses citoyens » ont mis en place depuis les années 1970 un système social étendu. Mais aujourd’hui ce système montre ses faiblesses face au nouveau fléau que constituent les maladies chroniques

Selon la Fédération Internationale du Diabète, on s’attend à ce que le diabète au MENA s’étende de 366 millions de personnes en 2011 à 522 millions en 2030. En 2030, près de 11% de la population vivra avec cette maladie : 6 pays du MENA seront dans les 10 pays dont la prévalence est la plus élevée dans le monde. Le poids des dépenses de santé liées à cette maladie chronique ne cesse d’augmenter1 alors que d’un autre côté les pays annoncent des plans d’extension de la couverture sociale pour tous : en 2009, l’Arabie Saoudite a mis en place une prise en charge maladie pour ses citoyens, expatriés et nationaux; en 2006, Dubaï a planifié la même chose avec le concours du secteur privé pour fournir une assurance médicale complète et a annoncé l’extension, l’année prochaine, de l’assurance maladie à chaque employé de l’émirat.

Si vous regardez comment le système de soins est structuré, il est impossible de poursuivre de la sorte. Le reste à charge pour le patient risque d’augmenter indéniabement.    

De plus, nous ne sommes plus surpris de lire dans ArabianBusiness que les nouveaux diplômés de médecine manifestent dans la rue : 14 000 médecins et infirmières ont été nommés d’office dans des hôpitaux privés où les salaires sont bien inférieurs qu’ailleurs dans le public. En Jordanie, c’est proprement le contraire : ce sont les soignants du public qui manifestent pour revaloriser leur salaire…

 
  1. Le coût de traitement du diabète au Moyen-Orient atteint 5,5 milliards de dollars chaque année et représente 14% des dépenses totales de santé. []