A l’occasion de la Journée mondiale du SIDA 2011, ce 1er décembre, de nombreuses études montrent la persistance de tabous sur le SIDA, en particulier chez les jeunes. Ce fléau touche encore 41 millions de personnes dans le monde. En dépit de la faiblesse de chiffres fiables sur le VIH au MENA, selon l’USAIDS, environ 460 000 personnes vivaient en 2009 avec le virus, soit près de 180 000 de plus qu’en 2001. | Ces articles pourraient vous intéresser : |
le fléau reste très limité à des populations à risques (pas de contagion de la population générale) : les consommateurs de drogues injectables (en Iran et en Afghanistan), les MSM (en Tunisie ou en Egypte où la prévalence est plus importante que parmi les prostitué(e)s).« L’épidémie de VIH en Iran touche principalement les consommateurs de drogues injectables; on estime que 14% de cette population vivait avec le VIH en 2007. En Égypte, 6% des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes vivent avec le VIH. En 2006, de 2 à 4% des professionnelles du sexe en Algérie, en Égypte, au Maroc et au Yémen étaient infectées par le VIH. »
bien qu’ils ne fournissent pas une protection complète contre la propagation du VIH, (…) les normes conservatrices encadrant les activités intimes semblent avoir joué jusqu’ici un rôle dans le ralentissement et la limitation de la transmission du VIH dans la région MENA par rapport à d’autres régions. (…) Les efforts de prévention du VIH dans cette région, qui continuent d’être entravés par la stigmatisation associée au VIH / SIDA et les comportements à risque associés, doivent être activement développés (…). Il y a encore une chance pour contrôler la transmission du VIH parmi les groupes à risque dans la région MENA, qui, si elle est ratée, peut entraîner une charge sanitaire et socio-économiques que la région n’est pas, dans son ensemble, préparée à assumer.
Si la société est marquée par un tabou important sur le Sida et les comportements qui y sont associés, la religion peut jouer un rôle positif dans la prévention et la limitation de la maladie. Néanmoins, les populations à risques restent, séropositives ou non, largement marginalisées. Comme le rappelait le dernier rapport de l’UNAIDS, dans l’ensemble du Maghreb-Machrek, la prostitution est largement illégale et les relations homosexuelles restent interdites.
Néanmoins, en avril denier, les pays du CCG ont décidé de renforcer le rôle des responsables religieux dans « la prévention et la réduction des stigmatisations et des discriminations« . Le 1er et 2 novembre 2011, lors d’une conférence à Qatar organisée par le Doha International Institute for Family Studies and development (DIIFSD), l’UNAIDS et l’UNICEF, les relations entre la famille, les Objectifs de Développement du Millénaire et le SIDA ont été soulignées : le modèle familial doit être soutenu et encouragé car il constitue la première protection contre l’augmentation des cas et la stigmatisation de la maladie afin de développer la pise de conscience collective.

1 comment
réflexologie formation says:
déc 18, 2011
Religion et famille comme seule protection ? Où sont passées les bonnes vieilles capotes et les seringues ? Je comprends que les tabous existent encore, mais voilà , il faut savoir mettre de côté la tradition pour protéger nos enfants. Dire non au sexe et à la drogue c’est facile, mais empêcher les gens de le faire, c’est plus difficile. Seringues neuves et préservatifs = les seules protections.