L’Egypte est-elle en bonne santé ?

Suite à la publication le 15 février dernier d’une étude dans l’International Journal of Obesity, le New York Times revient sur l’impact de l’affichage des calories sur les menus vendus dans les chaînes de restauration rapide, imposé par New York pour lutter contre l’obésité. L’information ne modifie pas le comportement des adolescents : l’affichage des calories n’a retenu l’attention que de la moitié des adolescents, 1/4 avait conscience de la teneur calorique et seulement 9% ont modifié leur commande pour prendre des menus moins riches -contre 28% pour des populations adultes.

Les adolescents mangent en moyenne dans ces restaurants pour 725 calories, sous-estimant largement les calories consommées : en moyenne, ils pensent en consommer seulement 466 calories.

L’obésité est un problème préoccupant dans le monde arabe : 70% des femmes des Emirats Arabes Unis sont obèses ou en surpoids. En Arabie Saoudite, des femmes se battent pour pouvoir faire des activités physiques, interdites, lit-on dans Arabnews ce 22 février. De mauvaises habitudes, la sédentarité et l’absence d’activités physiques sont les principaux facteurs d’obésité. Emirates 24/7 rappelle que l’obésité tue 20 000 personnes par an en Arabie Saoudite. Le Royaume consacre 5,1 milliards de dollars pour des soins liés au poids ou à l’obésité.

Lors de la tenue de la 22ème conférence des maladies cardiaques en Arabie Saoudite, le Professeur Hani Najm, Président de la Saudi Heart Association, a rappelé que 54% des saoudiens avaient trop de cholesterol, 1 sur 4 avait du diabète, 1 sur 4 avait de l’hypertension et près de la moitié étaient obèses. Tous ces facteurs de co-morbidités placent l’obésité comme une priorité de santé publique.

Les mauvaises habitudes alimentaires contribuent à développer des risques d’obésité : la consommation excessive de viande rouge (notamment lors des repas de fêtes) contribue à cette mauvaise hygiène. La Grande-Bretagne, quant à elle, recommande, sur le site de la NHS Department of Health, de réduire sa consommation de viande rouge afin de limiter les risques de cancer, rapporte le Washington Times. Mais l’information suffit-elle ?

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