Revue de presse de la semaine
4 juillet 2011
Le Ministre de la santé des EAU a annoncé une baisse des prix des médicaments génériques afin de lutter contre le marché des faux médicaments selon GuflNews. « Au moins 10% des faux médicaments que l’on retrouve en Europe ont transité par Dubaï (…). Les autres ports par lesquels le marché noir a transité vers l’Europe sont la zone franche jordanienne et quelques ports d’Egypte. »
En Afrique de l’Est, où le marché des faux médicaments est très important en raison de la pauvreté et de la présence de maladies comme la malaria ou le SIDA, la semaine dernière à Nairobi, les plus grands laboratoires pharmaceutiques se sont réunis selon American Voice pour « developper une stratégie pour combattre les médicaments contrefaits ». Dans GulfTimes, on peut lire qu’au Qatar le Conseil Suprême des Pharmciens et le Département de Contrôle des Médicaments (PDCD) vient de renforcer ses lois pour lutter contre la vente de produits contrefaits et ses réseaux de distribution complexes.

The New York Times nous rappelle le scandale de corruption qui a éclaboussé le Gouvernement en Jordanie (notamment le Ministre de la Santé), alors que la grève des médecins du service public venait juste d’être suspendue…
« Celui qui pense que cela suffira à calmer la contestation se trompe. Dans l’esprit de nombreux jordaniens, la réforme doit lutter contre la corruption. Le Palais doit enclencher un tsunami de changements dans les mots, la politique et les attitudes personnelles. «
Amer Sabayleh, professeur de sciences politiques à l’Université de Jordanie (cité par The New York Times )
Ibrahim Saif dans The Los Angeles Times souligne également le besoin profond de transparence dans les dépenses sociales et de bonne gouvernance pour l’équité sociale. « Les dépenses sociales sont souvent affectées à des fins politiques. Les régimes en place avait l’habitude d’acheter la loyauté politique des populations selon des critères géographiques ou démographiques, en échange de prestations médico-sociales, sans grande considération pour les besoins réels (…). L’argent aujourd’hui dépensé, cependant, ne pourra atteindre non plus ses objectifs. Continuer sur le même modèle économique ne sera plus possible (…). Beaucoup de travail est à effectuer pour améliorer la gestion de ces dépenses -et c’est leur bonne affectation que jugeront les citoyens. »
Les nouveaux gouvernements doivent changer radicalement leurs modèles et poursuivre leurs efforts de réforme vers la transparence et la participation citoyenne.
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