Revue de presse de la semaine
7 mars 2011
Les réfugiés libyens affluent aux frontières égyptiennes et tunisiennes. Selon l’OMS, les pays risquent des épidémies; de nombreuses personnes souffrent déjà de diarrhées, de grippe, de gale ou de maladies respiratoires. L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) a alloué 10 millions de dollars aux agences internationales ainsi qu’au Croissant Rouge libyen sur les lignes de front de l’afflux de réfugiés.
Le problème le plus sérieux est le manque de professionnels de santé dans la région, puisque la majorité du personnel médical étranger a été évacuée.
Depuis le 20 février, environ 200 000 personnes ont fui la Libye selon l’Agence des Nations-Unies pour les Réfugiés (UNHCR), parfois près de 20 000 réfugiés en une seule journée à Ras Jedir, le poste de frontière entre la Libye et la Tunisie, à quelques dizaines de kilomètres de Zarzis et de Djerba. La prévention des épidémies et la maîtrise de la situation sanitaire semblent cependant une priorité du Croissant Rouge et de l’OMS grâce à d’importants moyens logistiques et humains ainsi qu’aux rapatriements des ressortissants chinois et égyptiens.
Mais dans l’Est de la Libye, les bombardements contre les insurgés ont fait de nombreux morts et blessés, y compris des civils, selon le Guardian. Le personnel de la Croix Rouge a pu rejoindre les médecins libyens, selon un récent communiqué. Même si l’Europe et les Etats-Unis réagissent, le bilan risque de s’alourdir.
