Revue de presse de la semaine
14 novembre 2011
Alors que la prise de conscience sur les enjeux diététiques et sanitaires augmente dans les pays du Golfe, à l’occasion de la publication aujourd’hui de la 5ème édition de son Atlas international du diabète, la Fédération Internationale du diabète (IDF) nous rappelle que « 32,8 millions de personnes en 2011, soit 9,1% de la population adulte, souffrent de diabète dans les pays du MENA. Ce chiffre risque de doubler pour atteindre 60 millions dans moins de 20 ans. L’explosion du diabète dans cette région concerne majoritairement le diabète de type 2 (DT2). La prévalence (%) dans la région pour les classes jeunes de population est globalement plus importante que la moyenne globale. Plus de 24 millions de personnes, soit 6,7% de la population totale, sont exposées à un risque fort de diabète dû à une dysglycémie (IGT). De la même manière, ce chiffre risque de doubler d’ici 2030. »
Il est urgent de changer les pratiques alimentaires.
Il y a quelques années, peu de gens se souciait de la valeur calorique des aliments. Mais maintenant, l’essor de l’obésité et des maladies corrélées incitent les gens à préférer des denrées moins riches et la malbouffe tend à disparaître des rayons.

Cela a des conséquences directes sur les dépenses de santé qui devraient atteindre 125 milliards de dollars en 2015 dans la région MENA selon GulfNews, alors qu’elles ont été de 65,6 milliards en 2009 représentant 4,3% du PIB. Comme nous le soulignions dans un article récent, les dépenses de santé vont augmenter sous la pression de deux facteurs :
- la population, autour de 214 millions d’habitants actuellement, risque d’atteindre 233 millions en 2015 et 272 millions d’habitants en 2025,
- les infrastructures de santé dans la région restent encore insuffisantes par rapport au standards des pays développés avec un manque d’environ 200 000 lits d’hôpitaux et plus largement de professionnels soignants qualitifés.
